Corman
20/02/2022

Rony Parijs (Chef Corman Exécutif)

Entretien avec Rony Parijs (Chef Corman) après les inondations de juillet 2021.

En quoi consiste votre travail habituellement ?

Je suis conseiller technique dans mon secteur. Je fais des démonstrations et je conseille nos clients en Belgique, en Europe, dans les États baltes, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Ce dialogue avec les artisans est formidable, et j’aime leur montrer comment ils peuvent créer de magnifiques réalisations avec nos produits.

Quel impact la crise a-t-elle eu sur votre travail ?

Depuis la crise du coronavirus, les demandes de démonstrations se sont beaucoup raréfiées (surtout celles venant de l’étranger). J’ai donc eu beaucoup de temps pour réfléchir à de nouveaux produits, essayer de nouvelles recettes et effectuer des tests.

Qu’est-ce qui vous ferait le plus plaisir au retour de Corman ?

Ce qui est le plus important pour moi, c’est que nos clients puissent à nouveau disposer d’un produit de qualité supérieure. Je suis convaincu qu’à notre retour, nous serons plus forts qu’avant. Les artisans qui recommenceront à travailler avec les produits de Corman influenceront positivement les autres. Cela nous permettra de nous démarquer fortement et d’avoir un grand impact sur le marché. Je remarque déjà que tout le monde attend nos produits avec impatience. Et cela me rend très heureux !

Que souhaiteriez-vous dire aux artisans qui ont tout perdu ?

Pour ceux qui ont tout perdu, c’est une catastrophe absolue et dans ce cas, mon conseil n’a pas de sens. D’un autre côté, je connais un boulanger qui a tout perdu dans un incendie. Il avait déjà 50 ans, mais il a osé tout reconstruire en adoptant une autre perspective. Il a décidé de porter une attention particulière à ses matières premières, de réduire son offre et de proposer des produits ‘purs’ : sans additifs, moins de sucre et de sel, uniquement des produits régionaux…

L’astuce consiste à faire le point après une tragédie : « Qu’est-ce que je veux vraiment faire ? « Que puis-je faire de mieux, pour moi et pour le client ? »